Danse, sexe, drogue, violence… Climax, le nouveau petit bijou du réalisateur franco-argentin Gaspar Noé, promet une expérience sensorielle déroutante. Aussi court qu'équivoque, le synopsis du film tient sur une ligne : “Naître et mourir sont des expériences extraordinaires. Vivre est un plaisir fugitif.” Plus révélatrice, la bande annonce déconcerte et projette le spectateur au cœur d'une fête euphorique qui bascule petit à petit vers une psychose inquiétante. Un scénario qui s'apparente à l'explosif film de Darren Aronofsky, Mother!, où la sérénité d'un couple chavire vers une apocalypse hallucinatoire assourdissante.

 

Huis clos inspiré d'un fait divers, Climax suit la descente aux enfers d'une troupe de danseurs qui célèbre la fin des répétitions et se fait droguer à son insu :  une substance psychotrope a été versée dans la sangria. La soirée vrille, laissant place à des personnages devenus des pantins à la merci de leurs pulsions et visions délirantes. Une transe paranoïaque rythmée par une bande originale électro détonante (Kiddy Smile, Giorhgio Moroder, The Rolling Stones, Thomas Bangalter des Daft Punk) sous la lueur de néons verts et rouges qui rapellent l'ambiance cauchemardesque de Rec.

 

“Vous avez méprisé Seul contre tous. Vous avez détesté Irréversible. Vous avez évité Love. Maintenant essayez Climax”, l'affiche anglaise annonce la couleur. Filmé en seulement 15 jours et tablé sur les prouesses en improvisation des acteurs (dont Sofia Boutella), l'œuvre de Gaspar Noé s'inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs, une œuvre scandaleuse. Diffusé en avant-première pendant la Quinzaine des réalisateurs, Climax a piqué la curiosité du public cannois qui s'est rué dans les salles de projection.

 

Climax de Gaspar Noé, en salle le 19 septembre.